Une bien triste révélation
Ils étaient en voiture et Georges conduisait. Dès qu'Annie aperçue Candy, elle lui fit des grands signes. Elle portait une très jolie robe verte que Candy n'avait jamais vu. Archi qui sortait par l'autre coté de la voiture portait un costume de ville marron très élégant ainsi qu'un chapeau qui le faisait paraître beaucoup plus vieux.
-'Annie, Archi, vous arrivez plus tôt que prévu dites-moi' !
-'Oui c'est pour mieux faire profiter les enfants de notre cadeau' dit une Annie rayonnante.
-'Bonjour Melle Candy'.
-'Bonjour Georges : alors Annie vient de me dire que vous vous faisiez encore le messager du bonheur'.
-'Oui Mademoiselle ! C'est un cadeau de la part de Monsieur William'.
Candy les aida à décharger : en plus de leurs bagages dans la voiture, il y avait pleins de paniers desquels s'élevait une bonne odeur de nourriture. Après plusieurs aller-retours à quatre pour finir de vider la voiture, tous s'assirent dans le réfectoire accablés par la chaleur qu'il faisait. Patricia après avoir salué les nouveaux arrivants, servit de l'eau fraîche bienfaitrice à tout le monde. Alors qu'ils étaient tous les cinq à table Candy leur annonça la bonne nouvelle :
-'Hier soir Tom Mattews est venu ici'
-'Tom !!??! S'exclama Annie en coupant Candy! Je ne l'ai pas revu depuis qu'il a été adopté, il y a des années par Monsieur Mattews. Nous passons devant les terres de son ranch quand l'on va à LakeWood'
-'Tom Mattews ? Ca ne m'est pas inconnu... Oui ! Cela me revient maintenant. N'est ce pas ce garçon qui s'en était pris à Anthony pour je ne sais plus quoi ?' demanda Archibald.
-'Oui c'est lui'.
-'D'accord... L'histoire s'était finit au rodéo organisé à LakeWood où avec l'autorisation de la Grand-tante Elroy Anthony participa. Il avait d'ailleurs rempoté haut la main le défi que lui avait lancé ce Tom.'
-'Cela m'étonne ! C'est vrai qu'il a toujours eu un coté tête brûlée mais je me le suis toujours figuré comme étant un garçon juste et bon' dit Annie et avec un sourire remplie de tendresse elle se tourna vers Archi et lui expliqua : 'Melle Pony m'a rappelé le mois dernier que c'est Tom qui nous avait trouvé Candy et moi bébé car en faite c'est lui qui nous a entendu alors que dehors, il y avait une tempête de neige qui couvrait nos cris. Tom ne savait pas parler mais c'est en montrant un comportement d'inhabituelle excitation que S½ur Maria se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Tom filait sans cesse à la fenêtre. C'est là que S½ur Maria compris ce qui se passait en entendant mes cris et c'est comme cela qu'elle nous a trouvé Candy et moi'.
Alors qu'elle parlait des larmes étaient arrivés dans les yeux d'Annie. Archi tendit son bras vers elle et commença à lui frotter tout doucement l'épaule comme pour mieux la consoler pendant que Patty lui tendait son mouchoir.
-'C'est vraiment comme cela que ça c'est passé ?' demanda Georges. Lui qui était toujours si impeccablement stoïque voir placide parut en à peine l'espace d'une seconde inexplicablement vaciller.
-'Oui c'est tout à fait exact' confirma Candy qui n'avait pu s'empêcher de remarquer l'étrange faille dans laquelle l'histoire d'Annie l'avait plongé. Georges s'était repris si vite qu'une personne qui ne le connaissait pas aussi bien que Candy n'aurait pas remarqué ce léger soubresaut de sa part. Sans y prêter plus d'attention, elle ajouta à l'adresse d'Annie : 'Comme c'est toi qui as été trouvé quelques minutes avant moi : c'est toi l'aînée de nous deux !'.
-'Oh Candy ! Tu exagères comme toujours... Mais vas y continue de nous raconter ce que Tom voulait. Je t'ai coupé... excuse-moi...'.
Candy sourit et recommença son récit :
-'Tom est donc venu pour me proposer de louer une maison qui lui appartient. Elle se trouve au pied d'un grand saule et est entourée de quelques maisons avoisinantes dont celle du Docteur Léonard.'
A cette annonce, Georges plissa étrangement des yeux mais rien dans son attitude ne semblait comparable au séisme que Candy cru avoir noté la minute d'avant.
-'Mais c'est fantastique Candy' lui dit Archi. 'Tu as déjà été voir la maison en question ?'.
-'Non, nous comptions y aller cet après midi vers les 16h00 pour ne pas risquer un mauvais coup de soleil quitte à revenir tard dans la soirée car d'après Melle Pony qui connaît bien la maison, en carriole, il nous faudra presque une heure pour y arriver.'
-'Une heure ! Ca nous laissera tout le temps de te raconter notre séjour à LakeWood et à Yale. Hé bien nous sommes revenus à point nommé' dit Archi ! Annie et moi nous viendrons avec toi Candy'.
-'Oui mais pas avec ces vêtements de ville' dit Candy en se levant énergiquement.
-'Oh ça ne t'inquiète pas ! Nous allons vite nous changer Annie et moi. Je t'expliquerais pourquoi de telle tenue tout à l'heure', il regarda Annie avec qui échangea un étrange sourire complice.
Cette complicité qui se révélait de plus en plus entre Archi et Annie au file de l'été faisait très plaisir à Candy. Longtemps elle avait cru qu'Archi s'investirait à reculons dans cette relation. Elle avait cependant décidé de lui faire confiance et c'est avec plaisir qu'elle est Patricia avaient été les témoins de la naissance d'une réelle idylle entre eux.
-'Georges viendriez vous avec nous' demanda Patty.
-'Non, non je vais repartir après le déjeuné, Monsieur William a besoin de mes services'. Georges était redevenu totalement égal à lui-même mais pourtant Candy ne cessait de se rappeler du trémolo qui l'avait saisit. Mais après tout, elle l'avait peut-être rêvé ?
-'La plupart des corvées ont été faites ce matin mais ils en restent. Que diriez vous d'une baignade dans le lac cet après midi dès que tout sera finit et avant d'aller voir la maison?' proposa Patricia et son idée fut adoptée à l'unanimité par ses amis.
La cloche de la fin de e retentit et un brouhaha de plus en fort se fit entendre à mesure qu'il se rapprochait de la porte du réfectoire. Les enfants rentrèrent en trombe dans le réfectoire amusant le petit groupe qui venait de se lever de table. Un : 'Bonjour Annie, bonjour Archi, Bonjour Georges' s'éleva en ch½ur de la troupe d'enfants affamés qui venait de débouler dans le réfectoire.
-'Le repas n'est pas fait ?' demanda timidement Sarah à Patty voyant la table remplie des paniers osiers.
-'Ne t'inquiète pas Sarah il ne va pas tarder à l'être' lui dit gentiment Patty.
La petite regarda alors Patty avec gratitude et elle partit s'asseoir à la table. Patty se dirigea vers le vaisselier et commença à dresser la table avec l'aide des plus grands. Candy, Georges et Archi déplacèrent les paniers pour les mettre près de la cuisinière, le temps du repas et Annie, emmena les valises aux tentes dehors.
Melle Pony et S½ur Maria arrivèrent en compagnie de Henry, manifestement en retard à cause d'une punition qu'il avait récolté auprès de la religieuse, pour avoir crié par la fenêtre ce matin là apostrophant Candy et Patricia. Tout le monde se saluèrent dans de chaleureuses retrouvailles, puis vint le temps d'ouvrir les paniers : dans le premier, il y avait des gâteaux et toutes sortes de victuailles, dans le deuxième, trois gros jambons, dans un autre des bouteilles de limonades et des bonbons et les derniers paniers se composaient de victuailles, de fruits d'été, de médicaments et de fournitures scolaires. Il y en avait sept pour plus tard, le dernier peut-être plus grand que les sept autres étaient prévus pour le déjeuné des enfants : cuisse de poulet, pommes de terre et légumes à réchauffer, limonade, gâteaux, pommes... rien n'avait été oublié par les cuisiniers de LakeWood pour faire plaisir aux enfants. S½ur Maria dit les Grâces et tout le monde se régala grâce à ce festin de roi!
A la fin du repas, les plus âgés des enfants furent désignés par Melle Pony pour faire la vaisselle. Archibald et Annie partirent se changer et Patty, commença à faire le ménage dans le réfectoire. Candy et Georges s'occupèrent de transférer le contenu des paniers dans le cellier. Alors qu'elle rangeait bocaux et conserves, Georges plantait des clous dans l'intérieur du cellier pour pouvoir y suspendre les jambons.
-'Il faudrait intervenir où cette fissure dans le bois va s'aggraver et l'on ne pourra plus rien y faire' Georges lui désigna de la tête un coin dans le haut du cellier alors que Candy se retournait vers lui.
-'Effectivement... Malheureusement je doute que Melle Pony et S½ur Maria aient de quoi faire venir quelqu'un Georges.'
-'Ce cellier aurait pourtant bien besoin de quelques réparations et d'un bon coup de peinture. Je l'aurais bien fait moi même avant l'hiver mais j'ignore quand je reviendrais ici'.
-'Vous sauver les demoiselles en détresse, partagez les plus grands secrets, savez réparer les celliers... Y a t'il quelques chose que vous ne sachiez pas faire Georges ?' ironisa gaiement Candy et Georges de lui répondre tout sourire :
-'Comme tout le monde j'ai mes limites et pleins de secrets Melle Candy! J'enverrais quelqu'un de LakeWood voir ce que l'on peut y faire et pour soulager ma conscience de ne pas être un chevalier servant jusqu'au bout, je prendrais les frais à ma charge'.
-'Si vous faites cela Georges, je vous élève du rang de Chevalier servant à celui de Prince !'.
-'Prince Georges ! Ca sonnes plutôt bien ! J'accepte ! Dès que je rentre, je donne des ordres pour faire venir quelqu'un le plus rapidement possible'.
-'Merci ! Merci mille fois ! C'est officiel vous voilà Prince Georges ! Défenseurs des orphelins de la maison de Pony'.
A cette phrase Georges sembla se figer. Croyant l'avoir froissé Candy enchaîna très vite sur un autre sujet.
- 'Sinon Georges comment va le Grand-oncle William ?'.
A son grand soulagement Georges répondit le plus naturellement du monde à sa question.
-'Monsieur William va bien. Comme il se l'était figuré, il est de plus en plus pris par les affaires en plus d'être beaucoup sollicité comme vous pouvez l'imaginer.' Il se baissa pour attraper un des jambons : 'Mais il pense beaucoup à vous. Il regrette de ne pas avoir eu l'idée de vous faire prendre en photo avec lui'.
-'Oui ! C'est vrai il me l'a écrit' se souvint Candy 'Moi en photo quelle drôle d'idée !'.
-'Il se préoccupe aussi de votre avenir ici. Il vous soutient entièrement dans votre projet et comprend les motivations qui vous on poussées à revenir ici et de vous y installer. Mais il a du mal à vous savoir si loin de lui. Vous êtes très débrouillarde mais le faite d'être happé si soudainement par ses affaires et qu'il ne soit plus comme avant auprès de vous le tourmente. Monsieur Archibald et Mesdemoiselles Annie et Patricia vont bientôt retourner à l'école. Ils risquent même de vous quitter avant pour préparer leur rentrée à Chicago et Yale et vous serez seule ici très bientôt.'
-'Qu'il ne s'inquiète pas pour ça georges ! Cela fait longtemps que j'y ai pensé. C'est ma décision et je pense que c'est ce qu'il y a de meilleur pour moi. Même si pour ça je dois me retrouver... seule comme vous semblez le suggérer.' Candy ajouta avec un ton lointain : 'je dirais même que je trouve dans cette idée de solitude une espèce de salut.' Après un court silence, elle se reprit : 'Vous l'informerez de mon déménagement pour moi Georges ? Cette nuit, je lui ai écrit une lettre où je lui expliquais la proposition de Tom. J'hésitais à la lui poster comme je ne connais pas encore l'état réel de la maison mais si vous pouviez le lui dire de vive voix j'enverrais la lettre plus tard afin de lui donner des détails sur mon installation.'
-'Comme vous voudrez Melle Candy.' lui dit Georges en plantant toujours ses clous. 'Désirez-vous que je fasse parvenir vos affaires de Chicago qui sont encore à LakeWood Mademoiselle ?'
-'Oui ! Oui... merci de m'y faire penser ! Le pire c'est que je voulais vous le demander mais en ce moment je suis une vraie tête de linotte ! Je ne sais plus où donner de la tête. Je dois bien dire que pour le moment je n'ai pas trouvé de travail mais je dois avouer aussi que je n'ai pas vraiment cherché'.
-'Payer un loyer sans avoir de travail derrière cela ne peut durer qu'un temps' fit remarquer Georges.
-'C'est ma faute ! Dès que Tom s'est présenté, j'ai dit oui pour ne pas laisser cette occasion s'échapper. Même sans l'avoir vu ! Je sais que trouver un travail était la condition sine qua non à mon retour ici mais... Cet été est merveilleux Georges. Le meilleur que j'ai connu jusqu'à présent. C'est vrai qu'on fond de moi, je n'ai pas envie de quitter cet endroit, pour l'instant et de profiter un maximum de cet été! Oh ! Je sais qu'il faudra bien le quitter, mais ici une espèce de rempart me protège enfin et le temps semble s'écouler sans avoir de prise sur nous et cela me fait un bien fou. J'ai l'impression de me ressourcer ici mais comme si cela signifiait que s'était reculer pour mieux sauter car je garde en tête le moment où Patty Archi et Annie seront partis, moment qui signifiera pour moi de prendre mes responsabilités et donc de rechercher activement un travail.'
-'Je suis heureux de vous l'entendre dire. Sachez, que je suis mandaté par Monsieur William, pour vous faire parvenir de l'argent afin de vous aider à emménager et subvenir à vos besoins, le temps de trouver un emploi.'
-'C'est très généreux de la part d'Albert, dites le lui de ma part. Je vous mentirais, si je vous disais ne pas y avoir déjà songé. Mais voyez-vous, quand j'ai quitté le Collège Royal de Saint Paul de Londres et que j'ai renoncé à devenir une Lady André, je me suis juré de ne plus faire appel à la famille André. Je ne dis pas que j'y fut forcée à cause de Daniel Legrand mais là... que pouvais-je faire d'autre ? Alors l'argent de la famille André, je ne me sens pas le droit d'y toucher, voir pas digne de le recevoir.'
Georges répondit à Candy comme si pour l'une des rares fois de sa vie, il exprimait le fond de sa propre pensée :
-'Si cette maison est correcte et que votre projet prend forme pour la fin de l'été, nous n'avons qu'a nous en réjouir pour vous. Quant à moi c'est un vrai bonheur de revenir à chaque fois à la maison de Pony alors pour vous qui avez grandit ici, j'imagine bien ce que cela doit représenter à vos yeux. Prendre ainsi vos responsabilités ne m'a pas étonné de votre part. Bien que partit de zéro, vous avez tenu bon contre vents et marées construisant vous-même votre chemin en ayant foi en l'avenir. Ce lieu est votre âme et vous en tirez votre force, je trouve cela admirable. Vous savez qui vous êtes sans savoir d'où vous venez et vous n'avez pas hésité à tenir tête aux pires idées reçues qu'on les gens ont sur les enfants issus de ces orphelinats. Oh bien sur cela n'a pas toujours été facile pour vous mais croyez moi vous avez tout d'une Lady mademoiselle Candy. Bien plus que certaines jeunes filles nées de bonne famille. Alors acceptez cet argent. Il vous revient de droit, quoi que vous en pensiez parce que croyez-moi : vous êtes bien une Lady et pour notre plus grand bonheur, une Lady André.'
Le premier réflexe de Candy fut d'avoir le rouge qui lui montait aux joues. Une telle déclaration venant de Georges l'avait étonnée. Mais dès qu'elle se repris, Candy eut soudain en elle une drôle d'impression en croyant déceler dans ces paroles de Georges bien sur un compliment sincère mais aussi dans une espèce de lecture entre les lignes, une espèce de tristesse profonde mêlée de colère ainsi qu'une étrange amertume. Elle repassa dans sa tête le souvenir de l'attitude qu'eût Georges ce matin là et soudain une idée lui vint en tête. Candy allait parler mais elle fut interrompue par l'arrivée d'Archibald en tenue de bain.
-'Nous t'attendons Candy. Mais que fais-tu ? Nous sommes déjà tous près! S½ur Maria se prépare elle aussi à partir au lac avec les enfants !'
-'J'arriiiiiiive j'ai pratiquement finit !'
-'Je ne suis pas soooourd !!!Georges vous viendrez me rechercher samedi en huit?'.
-'Comme convenu Monsieur Archibald. Si ce n'est pas moi j'enverrais Charles, le chauffeur de Madame Elroy vous chercher. Qu'en est-il pour Melle Brighton et Miss O'Brien ? Seront-elles du voyage ?'.
-'Les Brighton viendront les chercher eux-même car ils veulent être présents à Chicago : voir l'université, les chambres... tout ! Ce qui fait que les filles resteront une semaine de plus que moi ici !'.
-'Bien comme le voudront ces dames !' et les deux hommes se serrèrent la main.
-'J'ai fini !' dit triomphalement Candy. Un 'moi aussi' de la part de Georges lui fit écho.
-'Tout de même! Candy! File te mettre en tenue moi je vais aider Georges à tout ramasser'.
-'D'accord ! A tout de suite !' et Candy fonça à sa tente.
Archi prit les paniers en osier maintenant vides et posés à terre pour les mettre dans la voiture. Comme d'habitude les enfants étaient autour d'elle émerveillés de voir ce bijou de mécanique et ce fut avec un joyeux vacarme que les enfants descendirent de la voiture.
Georges alla saluer Patty et Annie puis Melle Pony et S½ur Maria et joua quelques minutes à courir derrière les enfants en imitant un ogre. Quand il vit Candy, il lui fit signe de venir le voir. Candy s'approcha et Georges à l'abris des regards lui tendit cinquante dollars.
-'Mais Georges...'.
-'Il n'y a pas de 'mais' Mademoiselle. Cet argent est à vous ! Prenez-le. Je suis persuadé que vous en ferez bon usage. Si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, ne restez pas dans le besoin.'
Candy hésitait sincèrement devant cet argent. Melle Pony et S½ur Maria lui avait dit qu'il lui faudrait une carriole, un cheval, des meubles... Ses pensées revenaient à la conversation qu'elle avait eut hier soir avec les deux femmes et cette nuit avec Patty. Elle pris une grande respiration et dit :
-'J'accepte mais à la condition de rembourser cet argent jusqu'au dernier cents'.
-'Monsieur William ne tient pas à être rembourser mais, il savait que vous diriez cela ! Il sait aussi que vous n'avez qu'une parole et que vous le rembourserez ! A votre guise. L'important c'est d'être installé après tout ira pour le mieux'.
Candy prit l'argent et regarda Georges en lui disant :
-'Est-il écrit Georges que vous devez toujours venir à mon secours ?'.
Georges lui répondit par un sourire tendre.
-'Faites bonne route Georges'.
-'Vous aussi Mademoiselle'.
Candy retourna à sa tente pour y déposer son argent alors que Georges tournait les talons vers la voiture. Alors qu'elle ouvrait sa valise pour y placer les billets, Candy tomba sur ses trésors : la croix de Melle Pony, l'insigne d'Albert, la photo d'Anthony. Non elle n'était pas seule et elle ne le serait jamais. Contrairement à d'autres enfants... Puis une pensée lui revint en tête. Elle avait trop de respect pour lui et la pudeur aurait voulut que l'on en parle pas mais, Candy après avoir cacher les cinquante dollars, sorti comme une furie de sa tente en direction de la voiture dans laquelle Georges venait de monter.
Elle courut à en manquer de tomber et s'approcha de la vitre d'un Georges tout étonné. Il baissa la vitre et elle lui demanda :
-'Georges... Je...' puis elle pris une grande inspiration ressembla tout son courage, elle lui demanda. 'Georges vous aussi vous étiez un orphelin comme moi et Annie... non ?'.
Georges démarra la voiture. Candy se sentait rougir ! Elle se sentait honteuse d'avoir osé poser cette question. Après tout cela ne la regardait pas ! Elle n'attendit plus de réponse mais dans un ultime sursaut de courage, elle releva la tête et regardant Georges au travers de sa vitre, elle le vit faire 'oui' de la tête et s'en aller.
Candy resta regarder la voiture partir sous le choc de cette découverte sur la vie de Georges.
-'Candy ! Candy !!' l'appela Archibald qui fermait la marche avec les enfants. 'Candy mais qu'est ce que tu fais'.
-'J'arrive' leur cria t'elle joignant le geste à la parole. Alors qu'ils s'en allaient Candy regarda de nouveau avec tristesse vers la voiture qui partait dans une direction opposée.
-'Quelque chose ne va pas Candy ?' demanda Archi.
-'Non, tout va bien ! Quel drôle de tête tu fais Archi !!' et Candy éclata de rire et commença elle aussi à chanter la chanson des enfants pour couper toute proposition de réponse à son cousin. S½ur Maria qui était devant, faisait chanter les enfants en ch½ur : 'Colchiques dans les prés' Patty et Annie sur les cotés encadraient-elles aussi les enfants. Melle Pony était restée à l'orphelinat avec les plus jeunes qui devaient faire la sieste et ceux qui n'étaient pas en état de supporter la chaleur infernale de ces derniers jours d'Août 1916.
Les eaux du lacs étaient glacées mais rien entama la bonne humeur et la joie des enfants. Certains barbotaient, d'autres nageaient comme des champions, d'autres restaient à l'ombre des arbres en compagnie de S½ur Maria. Candy, Annie, Patty et Archi faisaient des concours avec différentes nages et différentes longueurs. C'est Archibald qui gagna !
C'est presque à regrets que tout le monde fit demi-tour pour rentrer à la maison de Pony. Il faisait moins chaud mais assez pour que les vêtements soient pratiquement secs avant d'arriver à destination ! Les enfants retrouvèrent ceux qui étaient restés et tous commencèrent à jouer dans la cours pendant que nos quatre amis allèrent se changer dans leur tente. Annie récolta les affaires de tout le monde et les mis à finir de sécher sur une corde pendant que Candy attelait la carriole. Patty emporta les repas préparés pour eux par Melle Pony pendant leur absence et Archi s'entretint un moment avec Melle Pony. Une demi-heure plus tard, ils étaient tous les quatre partis en direction de Willows Hill.