Un article test

Bonjour ou bonsoir à ceux qui passent ici !

Comme vous avez peut-être pu le lire ici ou ailleurs j'ai commencé une nouvelle fan fic voici déjà deux mois.
Je m'étalle dans la longueur en tout cas je vous poste le premier arcticle histoire d'avoir des avis sur la question ^^

Ma fan fic est publiée sur un autre blog uniquement dédié à elle. En attendant de vous poster l'adresse je vous met le premier chapitre (d'une très longue série!) dans un prochain article alors n'hésitez pas a m'ecrire un petit mot si vous l'avez lu!

Lija
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# Posté le dimanche 31 août 2008 08:50

Chapitre 1 - Un nouveau départ

Toutes mes excuses ^^ Prenant mes articles depuis mon autres blog sur ma fan fic je n'ai pas pensé a remettre le titre ici :


'Un rêve d'enfant s'est posé sur l'océan comme un oiseau blanc'




Chapitre 1

Un nouveau départ




Un petit vent agréable rendant l'air doux et respirable faisait onduler avec un léger bruissement l'herbe des collines entourant la maison de Pony. Le beau temps était au rendez vous, baignant de son éclatante lumière les immenses étendues de fleurs rose, jaune et bleu mêlées au vert des collines qui s'étalaient à perte de vue. Là bas, tout au bout, sur cet horizon camaïeu scintillait d'un argent pur les eaux calmes du lac Michigan. Tout se conjuguait à merveille pour passer un merveilleux été 1916 : les journées se succédaient égales les unes des autres remplies de rires, de pique-niques et de jeux avec les enfants. Rien ne trahissait le fait qu'au loin, une guerre faisait rage. L'Europe et ses douloureux souvenirs étaient maintenant loin derrière Candy. Elle ne se consacrait plus qu'à son projet : trouver une place d'infirmière dans la région afin de rester désormais auprès de Melle Pony et de S½ur Maria.


L'Oncle William était retourné à Chicago où ses affaires l'avaient rappelé et mise à part une lettre, Candy ne l'avait pas revu de l'été. Elle qui l'avait toujours imaginé aussi vieux que la Grand Tante Elroy n'aurait jamais imaginé qu'en fait Monsieur Albert et l'Oncle William ne puisse faire qu'une seule et même personne ! Avec l'accord de Melle Pony et de S½ur Maria, Annie et Archibald partageaient leur temps entre la maison de Pony, LakeWood et les Brightown où les obligations mondaines de leurs familles les rappelaient de temps en temps alors que Candy et Patty aidaient en permanence à l'orphelinat. La vocation d'institutrice était même née en Patricia qui faisait dorénavant régulièrement la classe aux enfants au côté de Melle Pony.


Ce soir là Annie et Archi étaient absents, Patty cousait des vêtements dans la pièce servant de réfectoire, Melle Pony et S½ur Maria couchaient les enfants et Candy finissait de laver la vaisselle du dîner. Elle essuyait les couverts plongée dans le souvenir de la conversation qu'elle avait eu avec son 'père' après le banquet donné en l'honneur de son retour définitif à la Maison de Pony.


Elle se rappelait avec tendresse combien elle avait aimé quand tous les deux en silence marchaient côte à côte dans les collines. Candy s'était alors rappelé ce que lui avait dit Terry là bas en Ecosse : que lui et sa mère étaient restés face à la cheminée en silence et que ce silence avait été plus fort que tous les mots. Candy ressentait la même chose que lui en cet instant : une sorte de paix sereine était apparue après les temps de tourmentes rassurant les c½urs libérant les âmes. Elle avait bien remarqué dès le début de leur promenade qu'Albert semblait rayonnant, comme avant, mais elle n'osait rompre ce pacte de silence tacite entre eux deux pour lui demander à quoi il pensait en cet instant. Ils avaient fait pas mal de chemin ainsi quand Albert rompit cet état de grâce le premier :




-'Tu ne peux pas imaginer combien cela me fait plaisir d'être là Candy.' Il prit alors une grande inspiration et la bloqua comme pour mieux emprisonner l'air à jamais dans ses poumons avant de le relâcher à regret et d'ajouter en secouant la tête : 'Chacune de ces collines est un merveilleux souvenir d'enfance. J'aime vraiment m'y promener comme autrefois. Je n'aurais jamais cru qu'elles me manqueraient autant'.




-'Mais vous reviendrez souvent maintenant Oncle William'.




- 'Non je ne crois pas malheureusement' lui répondit-il avec le sourire qui s'effaçait, le regard lointain. 'Maintenant que j'ai repris ma place au sein de la famille André je crains que mes obligations me tiennent loin de ces collines un bon moment.' Après un bref instant, il ajouta comme pour mieux se convaincre lui même : 'La Grand Tante Elroy mérite bien un peu de repos ! La pauvre ! Elle a du bien se fatiguer à me chercher toutes ces années !'.




A la pensée d'une Grand Tante Elroy tel un limier soulevant même les cousins des canapés de LakeWood pour ne pas voir si Albert ne se cachait pas en dessous, tous les deux se mirent à rire aux éclats.




-'Monsieur Albert' commença Candy un peu gênée alors qu'Albert riait encore : 'J'aimerais que vous me pardonniez encore d'être à l'origine de la fin de votre vie d'anonymat. Ca n'a pas du être facile pour vous. Vous êtes une nouvelle fois venu à mon secours au détriment de votre propre intérêt et je m'en veux énormément pour cela...'




-'Combien de fois vais-je te le répéter ma petite Candy !!' l'interrompit Albert :' Tu n'y es pour rien ! Ayant retrouvé la mémoire, j'avais déjà repris petit à petit ma place au sein de la famille. D'ailleurs, rappelles toi que cela t'avais valut des soucis avec notre logeuse. En reprenant ici et là des contrats et des entreprises habituellement gérés par l'administrateur et la banque des André, j'avais déjà mis la puce à l'oreille de la famille. Cela n'était plus qu'une question de temps.' Puis d'un air goguenard il se moqua de Candy : 'Remarque tu as peut-être raison ! J'aurais peut-être du continuer à me taire et j'aurais du te laisser te fiancer avec Daniel Legrand uniquement pour voir ta tête le jour du mariage !'.




Candy se mit à marcher plus vite : les deux poings sur ses hanches, elle fit face à Albert et c'est avec un visage grimaçant qu'elle lui dit 'Ca n'est pas drôle ! Je suis certaine que si Georges ne m'avait pas dit où vous vous trouviez, la Grande Tante Elroy m'aurait livré en pâture à la famille Legrand et à cet espèce de pervers de Daniel. Je ne le remercierais jamais assez de son geste, je lui dois une fière chandelle!'.


Sans doute pour dédramatiser ce qu'ils venaient de vivre, tout les deux éclatèrent à nouveau de rire à l'idée de l'existence d'une Madame Candice Legrand.


- 'J'espère que l'idée de te marier suite à cette malheureuse affaire ne t'effraie pas Candy' ajouta Albert riant aux larmes.


- 'Moi me marier ???' cria presque Candy 'Pas question ! Plutôt mourir !' Elle croisa les bras sur sa poitrine et se remit en chemin.


Albert se mit à rire encore plus fort en restant en arrière.


-'Hé bien ! Je plains ton futur mari Candy ! Une forte tête comme toi cela ne sera pas de tous repos pour lui!' lui cria-t-il.


Candy qui était partie devant se retourna vers lui et l'air malicieux elle lui dit.


-'En parlant de mariage. J'ai cru comprendre que vous faisiez maintenant l'objet de pas mal d'attentions féminines en ce moment... Il se murmure même que l'on commence à s'arracher votre présence et que les cartons des soirées mondaines prévues dès l'automne par la Haute société de Chicago et de New York étaient déjà arrivés!!!'.

-'Qui t'a dit cela ???' dit Albert l'air joyeux.


Candy pris un air de conspiratrice et dit :


-'Je ne vais pas révéler mes sources sinon je ne saurais plus rien' !!!!


Albert pressa le pas et rejoignit Candy.


-'Humm, il va falloir que je face le tri dans mes collaborateurs alors ! Si je suis entouré d'espions à la solde de ma propre fille... c'est du joli'.


'Fille'. Ces mots raisonnèrent étrangement en écho dans Candy et une vive émotion s'empara d'elle.


-'C'est... c'est la première fois depuis la cérémonie de fiançailles que vous parlez de moi en tant que votre fille et cela me touche beaucoup' balbutia Candy.


-'Ah' dit Albert se frottant nerveusement les cheveux ! 'Je n'avais pas remarqué ! Ca t'ennui d'être ma fille ? Je sais que je suis un peu jeune pour avoir une fille de ton âge mais quand même' !


-'Comment ça un peu jeune pour avoir une fille de mon âge !!!!' grogna gentiment Candy 'traitez moi de vieille tant que vous y êtes monsieur Albert'!


Tous deux avaient eu depuis toujours une relation 'frère et s½ur' ou 'gardien l'un de l'autre' et bien que du temps s'était écoulé depuis qu'Albert avait révélé au grand jour sa véritable identité aucun des deux n'étaient sorties de ce schéma dans leur tête. Albert en suivant Candy toutes ces années et Candy en le lui rendant bien avaient tissé des liens familiaux plus fort peut être que Candy en avait tissé avec Archi et Alistair au file du temps.


Albert porta la main sur l'épaule de Candy. Se penchant vers elle, il lui dit doucement :


- 'Même si je suis le Grand Oncle William nouveau patriarche de la famille André, j'aimerais rester ton ami comme avant Candy. Rien ne changera entre nous. D'ailleurs, promet moi de ne pas changer à mon égard. Je ne veux pas que tu changes d'attitude envers moi cela me gênerait beaucoup... Cela m'attristerait même.'



Candy ne put s'empêcher de remarquer combien les yeux bleus d'Albert brillaient en cet instant. Etait-ce parce qu'ils lui rappelaient ceux d'Anthony qu'elle se sentit de plus en plus mal à l'aise au point d'avoir du mal a soutenir ce regard si bleu. Le c½ur de Candy battant très fort, elle promit à Albert. Elle promit quoi ??? Elle n'en savait rien, elle ne le savait plus après l'étrange trouble qui venait de s'emparer d'elle.



Albert pris alors un ton solennel :


- 'Candy en conséquence de ce que je viens de dire, j'aimerais que tu laisses tomber le Monsieur de Monsieur Albert ou le 'Grand Oncle William'. Nous sommes à l'aube d'un nouveau départ tout les deux et j'aimerais être simplement... Albert... pour toi comme avant'.



-'Quooooi !!!' s'écria Candy revenant sur terre! Elle écarquilla les yeux en le regardant.



Face à ces yeux qui la regardaient intensément, elle revit alors rapidement en pensée tous les moments passés avec lui – les bons comme les mauvais - et combien sa présence avait toujours compté pour elle. Mais surtout c'était la première fois qu'elle avait le sentiment d'avoir un père bienveillant au dessus d'elle et cela l'avait toujours rassuré. Après tout, orpheline, elle avait toujours rêvé d'un papa et d'une maman. Décidément, elle n'aurait jamais ce qu'elle désire du plus profond de son c½ur : une famille avec un papa, une maman, des frères et des s½urs. Mais en y réfléchissant bien, elle n'avait pas a être aussi ingrate avec le destin : elle avait deux mamans merveilleuses en la personne de Melle Pony et de S½ur Maria. Elle avait trouvé sur son chemin deux s½urs avec Annie et Patricia et un frère-cousin avec Archibald. Mais Albert ? Définitivement il ne rentrait dans aucune de ses cases de la famille idéale dans le fond. Accéder à cette demande s'était comme renoncer à tout ce que Candy aurait pu se raccrocher pour traité Albert comme son père. Mais l'était-il ce père tant attendu? Et même le Grand Oncle William était-il vraiment son père à ses yeux ? Lui qui avait toujours été absent ? Leur relation venait de prendre une toute nouvelle tournure et malgré ses interrogations chacun devait prendre ses marques, elle en était bien consciente alors une seule solution s'imposa à elle : 'Bon d'accord' prononça t'elle, elle même pas convaincu.


Albert se remis en route l'air très heureux. Candy commençait à remarcher à ses côtés en silence quand il ajouta :


-'Ne t'inquiète pas Candy ! Si tu n'es pas sage ou si tu fais des bêtises je n'hésiterais pas à redevenir l'Oncle William !!!D'ailleurs, si le cas devait se produire, je pense que ma première réaction sera de rappeler Daniel et de réfléchir à sa demande en mariage...'


-'Ah non ça jamais !' dit Candy si fort qu'elle déclencha l'envol de tout un groupe d'oiseaux à quelques pas seulement d'eux. 'Promis je serais sage !' dit-elle avec l'air d'un ange ! Oui Albert sera définitivement toujours là pour elle et cette pensée apaisa la petite orpheline en elle qui avait toujours eu peur de l'abandon.



-'Nous sommes partis depuis longtemps déjà. Si nous commencions à rentrer avant que tout le monde ne commence à s'inquiéter. Il se fait tard et j'ai encore de la route avant de rentrer à LakeWood'.



- 'Albert !!! Vous ne comptiez pas rester et repartir demain matin ??'



-'Hé non ! Je dois me rendre à Chicago demain en début d'après midi au plus tard. Le devoir m'appelle déjà !'.


Ils firent demi-tour et tout en bavardant de leurs projets pour l'été, ils arrivèrent en vue de la Maison de Pony. Dans les derniers rayons du soleil, Candy ne put s'empêcher de regarder Albert. Avec le recul du temps, elle se demanda comment elle n'avait pas pu remarquer la ressemblance qu'il y avait entre lui et Anthony. Tout en le considérant, elle se dit qu'Anthony serait devenu un très beau jeune homme à l'heure qu'il est. Aussi beau à ses yeux que... Terry. A la simple pensée de son nom, le c½ur de Candy se serra et une ombre furtive passa sur son visage. Quand ils arrivèrent dans la cour là où quelques heures avant s'étaient dressée la table du banquet, il n'y avait plus rien, juste une voiture qui attendait certainement de raccompagner Albert à LakeWood.


Ils franchir la porte et tous les deux sentir une bonne odeur de thé qui s'élevait de la pièce. Georges était effectivement là devant une tasse vide ainsi qu'Annie, Patty, Archi et Melle Pony. Georges se leva à l'arrivée d'Albert pour l'accueillir.


-'Bonsoir Monsieur.' dit sobrement Georges d'un ton solennel.




-'Bonsoir Georges ! Tout est près ?' lui demanda Albert.




-'Oui Monsieur. Nous avons profité de votre absence pour mettre en place notre petite surprise'.




-'Une surprise ?' s'étonna Candy.


-'Oui' lui répondit Annie toute heureuse. Cette dernière se leva, pris Candy par le bras et sortie dehors avec elle. Tout le monde l'imita ! Annie contourna le pignon et se retrouvant derrière le bâtiment, elle montra du doigt des tentes de couleur ocre clair à Candy.


-'Quatre tentes ? Cela signifie que tu restes avec nous Archi ?'.


- 'Oui' Candy répondit Archi. 'Je suis moi aussi sous le charme de cet endroit et avec l'accord de Melle Pony et de l'Oncle William, nous y resterons tous cet été. Mais comme nous ne voulions pas prendre de la place à l'intérieur Oncle William à pensé à amener du matériel de camping avec lui ! Je dois dire que c'est une très bonne idée !'


- 'Oncle William' reprit Albert à l'adresse d'Archi. 'Mon Dieu je viens de prendre 10 ans ! Je sais que j'ai 30 ans... mais tout de même !'. Et tous ce mirent à rire sauf Archi un peu confus.


-'Mais alors comment dois-je vous appeler... mon Oncle ?' demanda Archi un peu gêné.


-'Appelles moi Oncle Albert si tu veux bien. Oncle William s'est beaucoup trop conventionnel pour moi. Pendant ma convalescence et même avant à Londres, j'ai vu combien tu étais un jeune homme brillant et qui a beaucoup de qualités humaines. J'apprécierais vraiment comme je l'ai dit à Candy tout à l'heure que rien ne change entre nous. Même si tu considères qu'un rapport hiérarchique a pu s'établir entre nous à cause de la famille, oublies cela. Avec vous, je veux juste être Albert comme avant' et il tendit la main à Archi.


Annie regarda le c½ur gonflé de fierté Archibald qui serrait la main d'Albert en guise d'accord. Patty qui était resté un peu en arrière alla vers Candy et lui désigna sa tente.


-'Nous avons chacun notre tente : là c'est moi, là c'est Annie, là c'est Archibald et là c'est toi ! Nous avons déjà mis les affaires de chacun dans sa tente'. Candy se précipita alors dans la sienne.


Elle avait sa valise posée à terre à côté de ses chaussures devant un lit de camps avec des couvertures. Il y avait aussi une lampe tempête couleur rouge qui était accrochée en hauteur au piquet du fond. Candy était émerveillée par l'idée ! Elle en sortie pour voir arriver S½ur Maria et Mina qui se joignaient à la troupe.


-'Ca te plait Candy ?' demanda Albert.


-'Oh oui ! Enormément ! Merci, merci encore pour tout !' lui répondit Candy très excitée.


-'Bien il est temps pour nous de partir Georges !' dit Albert.


Tout le petit groupe s'en retourna devant la Maison. Les étoiles étaient apparues dans le ciel laissant voir l'étoile du Berger, Sirius... Tous furent étonnés de la beauté du ciel si loin des lumières de la ville. Albert et Georges montèrent en voiture et alors que la voiture s'élançait Candy et s½ur Maria coururent après Mina qui elle même courait derrière la voiture en aboyant!!!

# Posté le dimanche 31 août 2008 08:53

Modifié le vendredi 26 septembre 2008 09:39

Chapitre 2 : un visiteur dans l'été

Chapitre 2 :


Un visiteur dans l'été

Patty fit revenir Candy à la réalité en apparaissant dans la cuisine.



-'Candy ?!?! Un visiteur est ici pour te voir! Je ne sais pas qui sait mais... Il est très séduisant' lui annonça Patty le rouge aux joues.



-'Un visiteur ?? A cette heure ci ?'s'étonna Candy. Elle Laissa sa vaisselle et suivit son amie. 'Tom ! Ce n'est pas vrai ! Tom ! Ca fait si longtemps !!!' s'écria Candy heureuse en reconnaissant le visiteur et courant vers lui pour le prendre dans ses bras.



Tom était à la tête du ranch de son père adoptif, Monsieur Mattews depuis que ce dernier était mort au printemps 1915. Candy ne l'avait pas revu depuis cette époque. Il était devenu un vrai Cow-boy maintenant et il avait encore grandit ! Ses traits étaient restés doux malgré le fait que sa peau commençait à être tannée, signe de vie au soleil et au grand air : elle trouva d'ailleurs que cela mettait en valeur ses grands yeux noisette. A la vue de Candy, Tom ôta son spencer noir dévoilant ainsi une épaisse chevelure châtain, tendit les bras lui aussi vers elle et l'attrapa au vol ! Il la reposa à terre tout sourire après l'avoir serré dans ses bras.



-' Bien trop longtemps Candy ! Bonsoir ! Excuse moi de passer si tard.' Tom couvert de poussière posa son chapeau sur le dossier de la chaise placée devant lui : 'Malgré l'heure avancée, je me suis risqué à venir jusqu'ici. J'ai frappé à la porte et cette agréable demoiselle m'a gentiment ouvert'.



Patty rougit de plus belle. La voir dans tous ses états pour un bel inconnu faisait très plaisir à Candy! C'est alors que Melle Pony et s½ur Maria arrivèrent dans la pièce après avoir couché les enfants et c'est avec un sourire béat que Tom salua les deux femmes.



Un chaleureux 'Bonsoir Tom !' jaillit presque en ch½ur des deux femmes et S½ur Maria d'ajouter :



-' Quelle bonne surprise Tom ! J'avais bien cru entendre un cheval mais j'ai pensé que j'avais rêvé ! Comment vas-tu depuis tout ce temps ?'



-'Très bien s½ur Maria et Melle Pony! Le ranch tourne bien, trop bien peut-être. Moi-même je n'ai aucun soucis donc tout va pour le mieux!'



Ses deux anciennes mamans se dirigèrent vers lui en l'examinant sous toutes les coutures !



-'Hé bien Tom ! Comme tu as changé ! Te voilà un homme à présent ! Qu'il est loin le temps ou toi et Candy vous vous étripiez pour un oui ou pour un non. Patty je te présente les deux plus fortes têtes dont S½ur Maria et moi avons eu à nous occuper jusqu'à présent !'. Les paroles que venaient de prononcer Melle Pony firent éclater de rire Candy et Tom avec une pointe de gêne quand même !



-'Vous devez avoir des choses à vous dire après tout ce temps, je vais vous laisser.' leur dit Patricia.



-'Non c'est bon' répondit Tom 'Ne vous inquiétez pas vous pouvez rester.' elle retourna alors s'asseoir devant l'ouvrage qu'elle était en train de coudre avant l'arrivée de Tom mais cette fois sans le reprendre. Tous s'assirent autour de la table, à l'exemple de Patty.



-'Désires-tu boire ou manger quelques chose Tom ? demanda Candy.



-'Non merci c'est gentil'. J'ai profité de passer ici car j'étais enfin dans le coin ! Je reviens de Saint Louis où je viens de signer les papiers pour rouvrir la scierie de John MacNolan que je viens de racheter'.



-'Une scierie ? En plus du ranch ?' s'étonna Melle Pony.



-'C'est une idée qu'avait déjà mon père avant sa mort. Si pour une raison ou pour une autre le prix du bétail venait à chuter ou si l'on était victime de maladie ou d'une faillite ou que sais-je encore, mon père voulait que l'on se diversifie pour ne pas tout perdre en même temps ! En plus le vieux Nolan savait que mon père avait des vues depuis très longtemps sur ses terres et ses forêts. C'étaient des concurrents mais, ils avaient énormément de respect l'un pour l'autre. La mort de mon père lui a fichu un coup je pense, c'était comme s'il n'avait plus goût à rien. Il y a deux mois, un soir, il est venu au ranch me proposer de lui même de racheter sa scierie et ses bois pour une somme bien en dessous de sa valeur réelle. J'ai voulut lui proposer un prix plus élevé mais il ne voulut rien entendre. C'est sur la tombe de mon père où il n'avait jamais encore pu venir se recueillir qu'il m'a fait cette proposition'.



-'Mon Dieu ! Voilà qui est une excellente nouvelle ! Tu deviens quelqu'un de très important maintenant dans la région mon petit Tom' dit Melle Pony.



Le cow-boy sourit avec tendresse à l'expression 'mon petit Tom' et continua son récit : 'Depuis, je cours de banques en notaires et de marchés en rodéos pour mettre le projet scierie en route tout en continuant mes activités au ranch. Je n'ai vraiment pas pu passer avant! Aussi je me suis risqué à venir ce soir, sinon je ne sais pas quand j'aurais pu venir et je ne voulais plus remettre cette visite à plus tard.'



-'Tu voulais venir ici ? Alors Tom que pouvons nous faire pour toi ?' demanda s½ur Maria.



-'Hé bien voilà, en faite, c'est Candy que je viens voir. Un des cow-boys de mon ranch vient d'être soigné par le Docteur Léonard, rien de grave rassurez vous... juste quelques points de suture suite à une chute sans conséquence ! En discutant avec le docteur, j'ai appris que Candy était de retour chez nous et qu'elle voulait s'installer ici comme infirmière.' Il se tourna vers Candy comme pour qu'elle confirme ses dires.



-'C'est exact Tom'.



-'Tant mieux ! Ca ne sera pas du luxe dans le coin ! Voilà ce qui m'amène... Le docteur m'a dit que tu étais actuellement à la Maison Pony mais que tu cherchais un logement qui puisse te permettre d'être proche d'ici, de tes patients et de l'hôpital de la ville voisine. Or il se trouve que j'ai ce qui pourrait faire ton bonheur sur mes terres. Il s'agit de Willows Hill, une maison qui d'habitude sert à loger les cow-boys du ranch ayant une famille. Elle était occupée par Ben Sadosky, sa femme Ethel et ses enfants Charles, Sam et leur fille Beavry. Le père d'Ethel possède une quincaillerie plutôt florissante dans la région de New York et n'a eu qu'elle comme enfant. En début d'année, il a attrapé la polio et maintenant en fauteuil roulant, il est devenu trop faible pour continuer seul à s'en occuper. Aussi, il a demandé à Ben de venir travailler avec lui. Ben a accepté et c'est tout à fait naturel. Ils sont partis à la fin du mois dernier. L'homme que j'ai engagé à la place de Ben n'a plus de famille et il est du genre solitaire. Il a déjà élu domicile dans une cabane un peu à l'écart dans la forêt. Je comptais déjà la mettre en location avant d'avoir rencontré le Docteur alors si tu le désires, Willows Hill est à toi !'



Candy était aux anges incapable de dire quoi que ce soit ! Enfin son projet prenait forme ! Enfin les espoirs qu'avait mis Albert en elle étaient récompensés. Enfin, elle allait de nouveau avoir un chez elle et faire ce qu'elle aimait le plus : prendre soin des autres en exerçant son métier d'infirmière. Loin de Terry, il y avait bien une route pour elle qui semblait se dessiner malgré toutes ces épreuves à répétitions.



-'C'est magnifique Tom ! C'est même très généreux de ta part d'avoir pensé à Candy pour cette maison' s'exclama s½ur Maria. Melle Pony et Patty avaient elles aussi une expression de chaleureuse gratitude à l'adresse de Tom !



-'Willows Hill' n'est ce pas cette maison perchée sur la colline au pied de laquelle coule la East Fork et où il y a cet immense saule... à côté de la ferme des Clayton?'s'enquit Melle Pony.



-'Oui c'est elle, Melle Pony. Au lieu de les regrouper tous au même endroit mon père a fait le choix d'installer les cow-boys en qui il avait toute confiance de façon à former des petits groupes de maison à chaque extrémité de ses terres autour du ranch pour mieux en contrôler les limites et l'accès à une époque où le vol de bétail était fréquent dans la région. Willows Hill appartient à la partie extrême sud de mes terres délimitée par la rivière East Fork justement. J'ai pensé qu'elle était idéalement placée pour toi Candy car elle présente le gros avantage de ne pas être isolée pour toi qui y vivrait seule. Un peu plus en aval se trouve Willows creek où un moulin à eau est occupé par un meunier et sa famille. Juste derrière la maison se trouve deux fermettes occupées par deux anciens employés du ranch avec leurs familles dont les Clayton, en effet. En face, sur l'autre rive, tu as Lock Willow où il y a deux autres maisons : celle d'un écrivain qui n'est là qu'en été ou quand il est en mal d'inspiration et l'autre appartenant à un riche propriétaire qui possède la grande majorité de la ville d'à côté. S'en compter qu'à même pas cinq minutes à pieds à l'est, se trouve la maison du Docteur Léonard lui-même : on la voit d'ailleurs depuis les fenêtres de la maison. Quant à moi, je passe devant au moins trois fois par semaine car à côté de la maison se dresse la route qui va de Chicago à Détroit dans le Michigan où je vais régulièrement vendre mes bêtes. En gros, elle se situe à une 20 minutes à pieds de la ville en passant par Hampton Bridge. Par contre de là bas à ici, il y a bien une heure de route en carriole.'



-'Et combien comptes tu la louer Tom ?' demanda Melle Pony.



-'Que penses-tu d'un dollar par mois Candy ?'.



-'C'est vraiment une offre très généreuse Tom' s'exclama S½ur Maria.





-'C'est formidable d'avoir pensé à moi Tom ! J'accepte ta proposition avec joie !' lui dit Candy.



-'Alors l'affaire est conclue'.



Candy était tellement heureuse qu'elle cessa de se contrôler et n'y tenant plus, elle se leva pour prendre une nouvelle fois Tom dans ses bras sans jamais pouvoir répéter autre chose que merci, faisant ainsi rire de bon c½ur le jeune homme.



-'Hé bien Candy ! Je ne pensais pas autant tomber à pic ! Tu n'as pas à me remercier ! Toi aussi tu as toujours été là pour moi.' Il se leva comme il pu avec Candy toujours pendu à son cou ! Trop petite par rapport à lui Candy lâcha son ami et retomba sur le sol de plus haut qu'elle ne l'aurait cru.


-'Ah j'oubliais Candy : j'enverrais mes gars couper le saule car il n'a pas été coupé cette année et il est devenu tellement grand qu'en cas de tempête, je crains qu'il ne soit devenu un danger pour la maison.'



Il sortie une clef de la poche de son manteau et la tendit à Candy. A ses yeux, cette clef symbolisait sa nouvelle vie : elle la prit avec respect des mains de Tom.



-'Installe-toi quand tu veux ! J'y suis allée le jour du départ de Ben : la maison a été parfaitement entretenue mais si tu veux faire des travaux dit le moi et j'enverrais quelqu'un du ranch. Par contre, préviens moi juste quand les hommes pourront passer couper l'arbre'.



Tom remis son chapeau et s'avança vers la porte.



-'Attends Tom ! Tu ne vas pas partir comme ça ! Tu es sur que tu ne veux rien ?'



-'Non c'est gentil S½ur Maria. Il se fait tard, j'ai eu une grosse journée, je vais rentrer avant qu'il ne fasse vraiment nuit car j'ai pas mal de chemin à faire jusqu'au ranch.'



Il salua Candy puis il se tourna vers S½ur Maria, Melle Pony, Patricia et pris congé promettant aux deux femmes de revenir plus souvent leur donner de ses nouvelles.



Candy le raccompagna dehors et le remercia une nouvelle fois chaleureusement de sa proposition. Puis elle le regarda s'en aller, la crinière de son cheval flottant sur fond de soleil couchant. Ces collines lui avait amené son prince, ses amis, sa famille maintenant elles lui donnaient le plus magnifique des cadeaux : être elle même sans avoir aucun compte à rendre à personne en un mot, la liberté.



Après le départ de Tom toutes les quatre parlèrent longuement de la proposition de celui ci. S½ur Maria et Melle Pony buvaient le thé que Patty leur servait, thé qu'elle avait mis en route dès le départ de Tom. Toutes excitées, elles commencèrent à dresser une liste des choses nécessaires dont Candy allait avoir besoin. En premier lieu un cheval et une carriole pour pouvoir se rendre au chevet des malades. Y avait-il un box pour les chevaux ? Tom ne l'avait pas précisé mais sans doute que oui! Puis elles en vinrent à la maison par elle même : avait-elle des meubles ? Ou faudrait-il en apporter ainsi que des rideaux pour les fenêtres, un tapis pour isoler du froid de l'hiver, de quoi manger et faire la cuisine, s'éclairer, des draps propres. Il devait certainement avoir une cheminée, y avait-il seulement du bois ? Tant de si ! Tant de si à l'aube de cette nouvelle vie qui s'offrait à elle.



-'Comment vas tu faire pour t'installer Candy ? l'interrogea Patty'.



-'Hé bien sincèrement je n'en sais rien ! J'ai bien de l'argent et toutes les affaires que j'avais à l'appartement de Chicago ont été entreposées à LakeWood. Mais c'est certain que je ne pourrais jamais m'offrir un cheval ou une carriole. Je ne pense pas qu'Albert s'opposera au fait de me prêter cet argent que je lui rembourserais dès que je serais réellement installée mais j'ai du mal avec cette idée. J'y avais déjà songé mais en quittant le collège St Paul de Londres, je me suis juré de ne rien demander aux André. Le cas de Daniel fut une exception à la règle c'est sûre, mais, là je ne voyais pas comment faire autrement.'



-'Les caisses de la maison n'ont jamais été très pleine Candy, mais nous t'aiderons même financièrement si tu veux.'



-'Oh ma S½ur, c'est extrêmement généreux de votre part mais pas question de toucher à votre argent ! Les enfants en ont plus besoin que moi. Imaginez que vous ayez un coup dur alors que je n'ai pas encore remboursé la somme en totalité ! Non !! Ca j'en mourrais !'



-'Bien comme tu voudras Candy mais notre proposition tient toujours'.



Avec l'heure qui avançait, et ayant examiné toutes les possibilités, elles décidèrent toutes les quatre d'aller se coucher quand la pendule sonna minuit. Candy dans sa tente ne trouva pas le sommeil tellement elle était énervée par la grande nouvelle. Manifestement Patty aussi car elle l'entendit sortir de sa tente s'approcher à pas de loup de la sienne et dire le plus discrètement du monde : 'Candy tu dors ?'



-'Non Patricia ! C'est bon tu peux renter.'



Une forme noire compacte entra maladroitement dans la tente. Patty marcha successivement sur les chaussures, ses vêtements et sur des livres. Un fou rire qu'elle stoppa bien vite en mettant sa main devant sa bouche ne pu échapper à Candy alors qu'elle entendait son amie s'excuser de sa maladresse à chaque fois que ses pieds causaient une catastrophe. Mais en fin de compte, Patricia réussit à trouver un trou pour s'asseoir au pied du lit de camp de Candy emmitouflée dans une couverture.



-'S'il fait chaud la journée, la nuit est très froide par ici' se justifia Patty.



-'Ne t'en fait pas ! Je ne dirais à personne que tu es en faite un frileuse Patricia !' se moqua Candy.



Rentrant de suite dans le vif du sujet Patricia chuchota :



-'Je peux demander à ma grand mère de nous aider si tu veux Candy, elle sera ravie de t'aider ! Moi je ne peux rien faire car à moins de me marier, je ne peux toucher mon argent qu'à mes 21 ans ou avant uniquement pour payer mes études selon des montants prés établis par mes parents...'.



-'Hé bien oui, cela pourrait être une solution ! Mais je n'ai pas envie d'embêter ta grand mère avec ça. Enfin on verra ! J'ai déjà le logement, plus qu'à trouver le travail ! Mais surtout que se soit dans une tente ou une maison sous un saule, je ne serais plus à des kilomètres d'ici et c'est tout ce qui compte pour moi.'



-'De toute manière, Georges doit bientôt ramener Archibald et Annie. Tu ne risques rien à lui parler de ton futur emménagement. C'est vrai qu'une location en ville aurait été plus souhaitable pour te rendre au travail mais c'est vrai que cette maison est une aubaine si tu comptes te déplacer dans la campagne.'



-'Surtout que les locations que nous avions trouvé étaient toutes très élevées pour ce que s'était. Je ne sais pas à quoi ressemble cette maison mais rien que son nom m'inspire confiance et liberté. En plus, j'ai déjà accepté ! La proposition de Tom après tout ces années m'a énormément touché. C'est comme si le destin me faisait signe. Que j'étais sur la bonne voie !'. Le silence retomba entre les deux amies un long moment à tel point que Candy cru que Patricia s'était endormie.



-'Candy, cela ne te fais rien que nous soyons bientôt séparé ?'.



-'Mais bien sur que si Patty ! Enfin qu'est ce qui te fais croire que cela ne me touche pas !'.



-'Tu fais ton chemin sans rien demander à personne et tu ne parles que de ton projet ici sans parler de notre prochain départ à Annie et à moi, sans parler d'Archibald qui est parti à Yale faire son inscription cette semaine. Nous allons êtres tous éloignés les uns des autres et cela me terrifie ! Mais ce qui me terrifie encore plus c'est que j'ai l'impression que cela ne compte pas autant pour toi que pour moi.'



-'Patricia ! Je t'interdis de dire ça ! Toi et Annie allez rentrer à l'université dans quelques semaines et c'est un vrai bonheur pour moi que vous mes amies vous continuez votre chemin. Toi Patty tu veux être institutrice. Annie qui n'aspirait qu'à être une bonne épouse veut maintenant étudier l'art, la littérature. Mais toutes ces choses vous ne pourrez les réaliser qu'en partant comme moi je l'ai fait ! Je sais que si nous sommes séparés c'est pour mieux nous revenir ! Si tu veux le savoir... j'ai peur que cet été se termine ! J'ai un projet oui mais comment vais-je faire pour le financer ? Et s'il tombait à l'eau ? Patricia, j'ai tellement perdu. Si je ne croyais pas en notre bonheur à tous je ne sais pas à quoi je me raccrocherais sinon. Terry me manque à chaque respiration, Albert ne peux plus être avec moi comme avant et vous mes plus chers amis vous allez aller à l'université. Alors oui vous allez me manquez mais si j'y pense, je retombe dans ce douloureux abîme noir froid et profond dont je viens à peine de me relever alors je refuse de penser au tragique de la situation pour le voir plus comme la renaissance de tous nos espoirs après tant d'épreuves sachant que partir est ce qu'il peut vous arriver de mieux et que le mieux s'est tout ce que je veux pour vous trois.'



-'Oh Candy pardon ! C'est mal de ma part d'avoir penser cela! Tu dois penser que je suis jalouse mais... ça n'est pas cela. Même si Annie à tenue tête à ses parents pour venir avec moi à l'université et alors même que toi tu t'es enfuit du collège St Paul de Londres, nous n'avions encore jamais été séparé depuis que nous nous sommes rencontrés. Je ne peux m'empêcher de penser que nous sommes à la vieille de la fin d'une époque merveilleuse que la mort d'Alistaire n'avait pas réussit à ponctuer d'un point final. Vous avez été mon soutien, ma force. Je n'ai pas autant changé que tu ne le crois Candy. J'ai toujours autant peur de l'inconnu et des changements mais j'ai tellement l'impression de laisser ma famille derrière moi une seconde fois que j'en ai parfois le vertige. J'aimerais tellement avoir déjà fait ces deux années. J'ai tellement l'impression d'avoir perdu du temps. Oh ! Je ne sais plus... pardonne moi Candy.'



-'Je comprends ce que tu ressens, mais comme je te l'ai dit ce n'est qu'un au revoir qui sera ponctués de retrouvailles que nous goûterons intensément chaque fois que nous nous reverrons jusqu'au moment où nous seront enfin réunis pour de bon... comme dans cet été. Alors je te promets que nous reviendrons sous cette tente et nous rirons de nos peurs en nous rappelant cette nuit Patty.'



-'Candy. J'aimerais avoir ta force et ta foi en l'avenir tu sais. Je... je vais retourner dans ma tente et te laisser dormir. Il ne doit nous rester que quelques heures avant de nous lever alors je vais te laisser. Merci encore pour cette discussion.'



-' Mais de rien voyons, à tout à l'heure. Dors bien, fais de beaux rêves ma Patty'.



Le lendemain matin Patricia se levait seulement que Candy avait déjà balayé la salle de classe, pris les ½ufs dans le poulailler et levé les plus petits ! S½ur Maria et Melle Pony quant à elle arrivaient dans le réfectoire que Candy avait déjà mis le petit déjeuné en route.



-'Hé bien Candy ! Tu débordes d'énergie ce matin' lui dit S½ur Maria avec le sourire. Puis avec Melle Pony, elle fit manger les enfants pendant que Candy s'attaquaient aux baquets de lessive. Elle en était à son second baquet quand Patty arriva dehors pour l'aider. Le matin était déjà chaud, l'après midi se promettait d'être brûlant.



-'Hé chef' cria un enfant depuis la fenêtre de sa classe. 'On ira se promener en carriole après la classe ?'



-'Non Henry pas aujourd'hui' lui cria Candy.



-'Ah bon ! T'es sure ???' cria Henry déçu alors que derrière lui une voix s'éleva pas assez audible pour comprendre ce qu'elle disait depuis les baquets de lessive mais assez identifiable pour reconnaître celle de S½ur Maria. Jimmy en catastrophe baissa la fenêtre. Candy et Patty se mirent à rire et terminèrent leur besogne.


Ce fut Patty qui en parla la première.



-'Alors Candy quand irons-nous voir la maison?' demanda-t-elle.



-'Je compte finir un maximum de corvées ce matin pour pouvoir prendre la carriole et partir juste après le déjeuné. Tu seras du voyage Patty ou tu comptes rester ici faire la classe avec Melle Pony en attendant le retour d'Annie et Archi ?'



-'Ah mais c'est vrai ! Nous sommes déjà Samedi ! Ils devaient rentrer cet après midi.' se rappela Patty puis après un court moment de réflexion elle ajouta : 'Ici, j'ai entièrement perdu la notion du temps. Enfin... Je suis bien trop énervée à l'idée de voir cette maison pour rester ici Candy ! Je t'accompagne ! S½ur Maria et Melle Pony leur raconteront tout pour nous !'.



-'Comme tu veux Patty... D'ailleurs je préfère que tu sois là comme ça j'aurais un autre avis sur la maison !'.



-'Candy... Excuse-moi encore pour ce que je t'ai dit la nuit dernière'.



-'Ah bon ? Car tu m'a dit quelque chose cette nuit Patty ?' et Candy lui fit un clin d'½il complice ce qui réchauffa le c½ur de son amie.



La matinée se passa entre la fin de la lessive, le rangement du dortoir des plus jeunes et le ratissage de la grange où Mina avait dormit et mis le bazar dans la nuit.



-'Tom est venu hier soir et tu n'as pas bronché ! Quel drôle de gardienne tu fais Mina !' lui dit Candy en lui gratta affectueusement la tête.



Quand vint le moment de préparer le repas de midi, ce sont les aboiements de Mina et le bruit d'un moteur de voiture qui attirèrent Candy dehors : Annie et Archi étaient de retour plus tôt que prévu !

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 09:16

Modifié le lundi 29 septembre 2008 06:46

Chapitre trois : Une bien triste révélation

Une bien triste révélation





Ils étaient en voiture et Georges conduisait. Dès qu'Annie aperçue Candy, elle lui fit des grands signes. Elle portait une très jolie robe verte que Candy n'avait jamais vu. Archi qui sortait par l'autre coté de la voiture portait un costume de ville marron très élégant ainsi qu'un chapeau qui le faisait paraître beaucoup plus vieux.




-'Annie, Archi, vous arrivez plus tôt que prévu dites-moi' !




-'Oui c'est pour mieux faire profiter les enfants de notre cadeau' dit une Annie rayonnante.




-'Bonjour Melle Candy'.




-'Bonjour Georges : alors Annie vient de me dire que vous vous faisiez encore le messager du bonheur'.




-'Oui Mademoiselle ! C'est un cadeau de la part de Monsieur William'.




Candy les aida à décharger : en plus de leurs bagages dans la voiture, il y avait pleins de paniers desquels s'élevait une bonne odeur de nourriture. Après plusieurs aller-retours à quatre pour finir de vider la voiture, tous s'assirent dans le réfectoire accablés par la chaleur qu'il faisait. Patricia après avoir salué les nouveaux arrivants, servit de l'eau fraîche bienfaitrice à tout le monde. Alors qu'ils étaient tous les cinq à table Candy leur annonça la bonne nouvelle :




-'Hier soir Tom Mattews est venu ici'




-'Tom !!??! S'exclama Annie en coupant Candy! Je ne l'ai pas revu depuis qu'il a été adopté, il y a des années par Monsieur Mattews. Nous passons devant les terres de son ranch quand l'on va à LakeWood'




-'Tom Mattews ? Ca ne m'est pas inconnu... Oui ! Cela me revient maintenant. N'est ce pas ce garçon qui s'en était pris à Anthony pour je ne sais plus quoi ?' demanda Archibald.




-'Oui c'est lui'.




-'D'accord... L'histoire s'était finit au rodéo organisé à LakeWood où avec l'autorisation de la Grand-tante Elroy Anthony participa. Il avait d'ailleurs rempoté haut la main le défi que lui avait lancé ce Tom.'




-'Cela m'étonne ! C'est vrai qu'il a toujours eu un coté tête brûlée mais je me le suis toujours figuré comme étant un garçon juste et bon' dit Annie et avec un sourire remplie de tendresse elle se tourna vers Archi et lui expliqua : 'Melle Pony m'a rappelé le mois dernier que c'est Tom qui nous avait trouvé Candy et moi bébé car en faite c'est lui qui nous a entendu alors que dehors, il y avait une tempête de neige qui couvrait nos cris. Tom ne savait pas parler mais c'est en montrant un comportement d'inhabituelle excitation que S½ur Maria se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Tom filait sans cesse à la fenêtre. C'est là que S½ur Maria compris ce qui se passait en entendant mes cris et c'est comme cela qu'elle nous a trouvé Candy et moi'.




Alors qu'elle parlait des larmes étaient arrivés dans les yeux d'Annie. Archi tendit son bras vers elle et commença à lui frotter tout doucement l'épaule comme pour mieux la consoler pendant que Patty lui tendait son mouchoir.




-'C'est vraiment comme cela que ça c'est passé ?' demanda Georges. Lui qui était toujours si impeccablement stoïque voir placide parut en à peine l'espace d'une seconde inexplicablement vaciller.




-'Oui c'est tout à fait exact' confirma Candy qui n'avait pu s'empêcher de remarquer l'étrange faille dans laquelle l'histoire d'Annie l'avait plongé. Georges s'était repris si vite qu'une personne qui ne le connaissait pas aussi bien que Candy n'aurait pas remarqué ce léger soubresaut de sa part. Sans y prêter plus d'attention, elle ajouta à l'adresse d'Annie : 'Comme c'est toi qui as été trouvé quelques minutes avant moi : c'est toi l'aînée de nous deux !'.




-'Oh Candy ! Tu exagères comme toujours... Mais vas y continue de nous raconter ce que Tom voulait. Je t'ai coupé... excuse-moi...'.




Candy sourit et recommença son récit :




-'Tom est donc venu pour me proposer de louer une maison qui lui appartient. Elle se trouve au pied d'un grand saule et est entourée de quelques maisons avoisinantes dont celle du Docteur Léonard.'




A cette annonce, Georges plissa étrangement des yeux mais rien dans son attitude ne semblait comparable au séisme que Candy cru avoir noté la minute d'avant.




-'Mais c'est fantastique Candy' lui dit Archi. 'Tu as déjà été voir la maison en question ?'.




-'Non, nous comptions y aller cet après midi vers les 16h00 pour ne pas risquer un mauvais coup de soleil quitte à revenir tard dans la soirée car d'après Melle Pony qui connaît bien la maison, en carriole, il nous faudra presque une heure pour y arriver.'




-'Une heure ! Ca nous laissera tout le temps de te raconter notre séjour à LakeWood et à Yale. Hé bien nous sommes revenus à point nommé' dit Archi ! Annie et moi nous viendrons avec toi Candy'.




-'Oui mais pas avec ces vêtements de ville' dit Candy en se levant énergiquement.




-'Oh ça ne t'inquiète pas ! Nous allons vite nous changer Annie et moi. Je t'expliquerais pourquoi de telle tenue tout à l'heure', il regarda Annie avec qui échangea un étrange sourire complice.




Cette complicité qui se révélait de plus en plus entre Archi et Annie au file de l'été faisait très plaisir à Candy. Longtemps elle avait cru qu'Archi s'investirait à reculons dans cette relation. Elle avait cependant décidé de lui faire confiance et c'est avec plaisir qu'elle est Patricia avaient été les témoins de la naissance d'une réelle idylle entre eux.




-'Georges viendriez vous avec nous' demanda Patty.




-'Non, non je vais repartir après le déjeuné, Monsieur William a besoin de mes services'. Georges était redevenu totalement égal à lui-même mais pourtant Candy ne cessait de se rappeler du trémolo qui l'avait saisit. Mais après tout, elle l'avait peut-être rêvé ?




-'La plupart des corvées ont été faites ce matin mais ils en restent. Que diriez vous d'une baignade dans le lac cet après midi dès que tout sera finit et avant d'aller voir la maison?' proposa Patricia et son idée fut adoptée à l'unanimité par ses amis.




La cloche de la fin de e retentit et un brouhaha de plus en fort se fit entendre à mesure qu'il se rapprochait de la porte du réfectoire. Les enfants rentrèrent en trombe dans le réfectoire amusant le petit groupe qui venait de se lever de table. Un : 'Bonjour Annie, bonjour Archi, Bonjour Georges' s'éleva en ch½ur de la troupe d'enfants affamés qui venait de débouler dans le réfectoire.




-'Le repas n'est pas fait ?' demanda timidement Sarah à Patty voyant la table remplie des paniers osiers.




-'Ne t'inquiète pas Sarah il ne va pas tarder à l'être' lui dit gentiment Patty.




La petite regarda alors Patty avec gratitude et elle partit s'asseoir à la table. Patty se dirigea vers le vaisselier et commença à dresser la table avec l'aide des plus grands. Candy, Georges et Archi déplacèrent les paniers pour les mettre près de la cuisinière, le temps du repas et Annie, emmena les valises aux tentes dehors.




Melle Pony et S½ur Maria arrivèrent en compagnie de Henry, manifestement en retard à cause d'une punition qu'il avait récolté auprès de la religieuse, pour avoir crié par la fenêtre ce matin là apostrophant Candy et Patricia. Tout le monde se saluèrent dans de chaleureuses retrouvailles, puis vint le temps d'ouvrir les paniers : dans le premier, il y avait des gâteaux et toutes sortes de victuailles, dans le deuxième, trois gros jambons, dans un autre des bouteilles de limonades et des bonbons et les derniers paniers se composaient de victuailles, de fruits d'été, de médicaments et de fournitures scolaires. Il y en avait sept pour plus tard, le dernier peut-être plus grand que les sept autres étaient prévus pour le déjeuné des enfants : cuisse de poulet, pommes de terre et légumes à réchauffer, limonade, gâteaux, pommes... rien n'avait été oublié par les cuisiniers de LakeWood pour faire plaisir aux enfants. S½ur Maria dit les Grâces et tout le monde se régala grâce à ce festin de roi!




A la fin du repas, les plus âgés des enfants furent désignés par Melle Pony pour faire la vaisselle. Archibald et Annie partirent se changer et Patty, commença à faire le ménage dans le réfectoire. Candy et Georges s'occupèrent de transférer le contenu des paniers dans le cellier. Alors qu'elle rangeait bocaux et conserves, Georges plantait des clous dans l'intérieur du cellier pour pouvoir y suspendre les jambons.




-'Il faudrait intervenir où cette fissure dans le bois va s'aggraver et l'on ne pourra plus rien y faire' Georges lui désigna de la tête un coin dans le haut du cellier alors que Candy se retournait vers lui.




-'Effectivement... Malheureusement je doute que Melle Pony et S½ur Maria aient de quoi faire venir quelqu'un Georges.'




-'Ce cellier aurait pourtant bien besoin de quelques réparations et d'un bon coup de peinture. Je l'aurais bien fait moi même avant l'hiver mais j'ignore quand je reviendrais ici'.




-'Vous sauver les demoiselles en détresse, partagez les plus grands secrets, savez réparer les celliers... Y a t'il quelques chose que vous ne sachiez pas faire Georges ?' ironisa gaiement Candy et Georges de lui répondre tout sourire :




-'Comme tout le monde j'ai mes limites et pleins de secrets Melle Candy! J'enverrais quelqu'un de LakeWood voir ce que l'on peut y faire et pour soulager ma conscience de ne pas être un chevalier servant jusqu'au bout, je prendrais les frais à ma charge'.




-'Si vous faites cela Georges, je vous élève du rang de Chevalier servant à celui de Prince !'.




-'Prince Georges ! Ca sonnes plutôt bien ! J'accepte ! Dès que je rentre, je donne des ordres pour faire venir quelqu'un le plus rapidement possible'.




-'Merci ! Merci mille fois ! C'est officiel vous voilà Prince Georges ! Défenseurs des orphelins de la maison de Pony'.




A cette phrase Georges sembla se figer. Croyant l'avoir froissé Candy enchaîna très vite sur un autre sujet.




- 'Sinon Georges comment va le Grand-oncle William ?'.




A son grand soulagement Georges répondit le plus naturellement du monde à sa question.




-'Monsieur William va bien. Comme il se l'était figuré, il est de plus en plus pris par les affaires en plus d'être beaucoup sollicité comme vous pouvez l'imaginer.' Il se baissa pour attraper un des jambons : 'Mais il pense beaucoup à vous. Il regrette de ne pas avoir eu l'idée de vous faire prendre en photo avec lui'.




-'Oui ! C'est vrai il me l'a écrit' se souvint Candy 'Moi en photo quelle drôle d'idée !'.




-'Il se préoccupe aussi de votre avenir ici. Il vous soutient entièrement dans votre projet et comprend les motivations qui vous on poussées à revenir ici et de vous y installer. Mais il a du mal à vous savoir si loin de lui. Vous êtes très débrouillarde mais le faite d'être happé si soudainement par ses affaires et qu'il ne soit plus comme avant auprès de vous le tourmente. Monsieur Archibald et Mesdemoiselles Annie et Patricia vont bientôt retourner à l'école. Ils risquent même de vous quitter avant pour préparer leur rentrée à Chicago et Yale et vous serez seule ici très bientôt.'




-'Qu'il ne s'inquiète pas pour ça georges ! Cela fait longtemps que j'y ai pensé. C'est ma décision et je pense que c'est ce qu'il y a de meilleur pour moi. Même si pour ça je dois me retrouver... seule comme vous semblez le suggérer.' Candy ajouta avec un ton lointain : 'je dirais même que je trouve dans cette idée de solitude une espèce de salut.' Après un court silence, elle se reprit : 'Vous l'informerez de mon déménagement pour moi Georges ? Cette nuit, je lui ai écrit une lettre où je lui expliquais la proposition de Tom. J'hésitais à la lui poster comme je ne connais pas encore l'état réel de la maison mais si vous pouviez le lui dire de vive voix j'enverrais la lettre plus tard afin de lui donner des détails sur mon installation.'




-'Comme vous voudrez Melle Candy.' lui dit Georges en plantant toujours ses clous. 'Désirez-vous que je fasse parvenir vos affaires de Chicago qui sont encore à LakeWood Mademoiselle ?'




-'Oui ! Oui... merci de m'y faire penser ! Le pire c'est que je voulais vous le demander mais en ce moment je suis une vraie tête de linotte ! Je ne sais plus où donner de la tête. Je dois bien dire que pour le moment je n'ai pas trouvé de travail mais je dois avouer aussi que je n'ai pas vraiment cherché'.




-'Payer un loyer sans avoir de travail derrière cela ne peut durer qu'un temps' fit remarquer Georges.




-'C'est ma faute ! Dès que Tom s'est présenté, j'ai dit oui pour ne pas laisser cette occasion s'échapper. Même sans l'avoir vu ! Je sais que trouver un travail était la condition sine qua non à mon retour ici mais... Cet été est merveilleux Georges. Le meilleur que j'ai connu jusqu'à présent. C'est vrai qu'on fond de moi, je n'ai pas envie de quitter cet endroit, pour l'instant et de profiter un maximum de cet été! Oh ! Je sais qu'il faudra bien le quitter, mais ici une espèce de rempart me protège enfin et le temps semble s'écouler sans avoir de prise sur nous et cela me fait un bien fou. J'ai l'impression de me ressourcer ici mais comme si cela signifiait que s'était reculer pour mieux sauter car je garde en tête le moment où Patty Archi et Annie seront partis, moment qui signifiera pour moi de prendre mes responsabilités et donc de rechercher activement un travail.'




-'Je suis heureux de vous l'entendre dire. Sachez, que je suis mandaté par Monsieur William, pour vous faire parvenir de l'argent afin de vous aider à emménager et subvenir à vos besoins, le temps de trouver un emploi.'




-'C'est très généreux de la part d'Albert, dites le lui de ma part. Je vous mentirais, si je vous disais ne pas y avoir déjà songé. Mais voyez-vous, quand j'ai quitté le Collège Royal de Saint Paul de Londres et que j'ai renoncé à devenir une Lady André, je me suis juré de ne plus faire appel à la famille André. Je ne dis pas que j'y fut forcée à cause de Daniel Legrand mais là... que pouvais-je faire d'autre ? Alors l'argent de la famille André, je ne me sens pas le droit d'y toucher, voir pas digne de le recevoir.'




Georges répondit à Candy comme si pour l'une des rares fois de sa vie, il exprimait le fond de sa propre pensée :




-'Si cette maison est correcte et que votre projet prend forme pour la fin de l'été, nous n'avons qu'a nous en réjouir pour vous. Quant à moi c'est un vrai bonheur de revenir à chaque fois à la maison de Pony alors pour vous qui avez grandit ici, j'imagine bien ce que cela doit représenter à vos yeux. Prendre ainsi vos responsabilités ne m'a pas étonné de votre part. Bien que partit de zéro, vous avez tenu bon contre vents et marées construisant vous-même votre chemin en ayant foi en l'avenir. Ce lieu est votre âme et vous en tirez votre force, je trouve cela admirable. Vous savez qui vous êtes sans savoir d'où vous venez et vous n'avez pas hésité à tenir tête aux pires idées reçues qu'on les gens ont sur les enfants issus de ces orphelinats. Oh bien sur cela n'a pas toujours été facile pour vous mais croyez moi vous avez tout d'une Lady mademoiselle Candy. Bien plus que certaines jeunes filles nées de bonne famille. Alors acceptez cet argent. Il vous revient de droit, quoi que vous en pensiez parce que croyez-moi : vous êtes bien une Lady et pour notre plus grand bonheur, une Lady André.'




Le premier réflexe de Candy fut d'avoir le rouge qui lui montait aux joues. Une telle déclaration venant de Georges l'avait étonnée. Mais dès qu'elle se repris, Candy eut soudain en elle une drôle d'impression en croyant déceler dans ces paroles de Georges bien sur un compliment sincère mais aussi dans une espèce de lecture entre les lignes, une espèce de tristesse profonde mêlée de colère ainsi qu'une étrange amertume. Elle repassa dans sa tête le souvenir de l'attitude qu'eût Georges ce matin là et soudain une idée lui vint en tête. Candy allait parler mais elle fut interrompue par l'arrivée d'Archibald en tenue de bain.




-'Nous t'attendons Candy. Mais que fais-tu ? Nous sommes déjà tous près! S½ur Maria se prépare elle aussi à partir au lac avec les enfants !'




-'J'arriiiiiiive j'ai pratiquement finit !'




-'Je ne suis pas soooourd !!!Georges vous viendrez me rechercher samedi en huit?'.




-'Comme convenu Monsieur Archibald. Si ce n'est pas moi j'enverrais Charles, le chauffeur de Madame Elroy vous chercher. Qu'en est-il pour Melle Brighton et Miss O'Brien ? Seront-elles du voyage ?'.




-'Les Brighton viendront les chercher eux-même car ils veulent être présents à Chicago : voir l'université, les chambres... tout ! Ce qui fait que les filles resteront une semaine de plus que moi ici !'.




-'Bien comme le voudront ces dames !' et les deux hommes se serrèrent la main.




-'J'ai fini !' dit triomphalement Candy. Un 'moi aussi' de la part de Georges lui fit écho.




-'Tout de même! Candy! File te mettre en tenue moi je vais aider Georges à tout ramasser'.




-'D'accord ! A tout de suite !' et Candy fonça à sa tente.




Archi prit les paniers en osier maintenant vides et posés à terre pour les mettre dans la voiture. Comme d'habitude les enfants étaient autour d'elle émerveillés de voir ce bijou de mécanique et ce fut avec un joyeux vacarme que les enfants descendirent de la voiture.




Georges alla saluer Patty et Annie puis Melle Pony et S½ur Maria et joua quelques minutes à courir derrière les enfants en imitant un ogre. Quand il vit Candy, il lui fit signe de venir le voir. Candy s'approcha et Georges à l'abris des regards lui tendit cinquante dollars.




-'Mais Georges...'.




-'Il n'y a pas de 'mais' Mademoiselle. Cet argent est à vous ! Prenez-le. Je suis persuadé que vous en ferez bon usage. Si vous avez besoin de quoi que ce soit d'autre, ne restez pas dans le besoin.'




Candy hésitait sincèrement devant cet argent. Melle Pony et S½ur Maria lui avait dit qu'il lui faudrait une carriole, un cheval, des meubles... Ses pensées revenaient à la conversation qu'elle avait eut hier soir avec les deux femmes et cette nuit avec Patty. Elle pris une grande respiration et dit :




-'J'accepte mais à la condition de rembourser cet argent jusqu'au dernier cents'.




-'Monsieur William ne tient pas à être rembourser mais, il savait que vous diriez cela ! Il sait aussi que vous n'avez qu'une parole et que vous le rembourserez ! A votre guise. L'important c'est d'être installé après tout ira pour le mieux'.




Candy prit l'argent et regarda Georges en lui disant :




-'Est-il écrit Georges que vous devez toujours venir à mon secours ?'.




Georges lui répondit par un sourire tendre.




-'Faites bonne route Georges'.




-'Vous aussi Mademoiselle'.




Candy retourna à sa tente pour y déposer son argent alors que Georges tournait les talons vers la voiture. Alors qu'elle ouvrait sa valise pour y placer les billets, Candy tomba sur ses trésors : la croix de Melle Pony, l'insigne d'Albert, la photo d'Anthony. Non elle n'était pas seule et elle ne le serait jamais. Contrairement à d'autres enfants... Puis une pensée lui revint en tête. Elle avait trop de respect pour lui et la pudeur aurait voulut que l'on en parle pas mais, Candy après avoir cacher les cinquante dollars, sorti comme une furie de sa tente en direction de la voiture dans laquelle Georges venait de monter.




Elle courut à en manquer de tomber et s'approcha de la vitre d'un Georges tout étonné. Il baissa la vitre et elle lui demanda :




-'Georges... Je...' puis elle pris une grande inspiration ressembla tout son courage, elle lui demanda. 'Georges vous aussi vous étiez un orphelin comme moi et Annie... non ?'.




Georges démarra la voiture. Candy se sentait rougir ! Elle se sentait honteuse d'avoir osé poser cette question. Après tout cela ne la regardait pas ! Elle n'attendit plus de réponse mais dans un ultime sursaut de courage, elle releva la tête et regardant Georges au travers de sa vitre, elle le vit faire 'oui' de la tête et s'en aller.




Candy resta regarder la voiture partir sous le choc de cette découverte sur la vie de Georges.




-'Candy ! Candy !!' l'appela Archibald qui fermait la marche avec les enfants. 'Candy mais qu'est ce que tu fais'.




-'J'arrive' leur cria t'elle joignant le geste à la parole. Alors qu'ils s'en allaient Candy regarda de nouveau avec tristesse vers la voiture qui partait dans une direction opposée.




-'Quelque chose ne va pas Candy ?' demanda Archi.




-'Non, tout va bien ! Quel drôle de tête tu fais Archi !!' et Candy éclata de rire et commença elle aussi à chanter la chanson des enfants pour couper toute proposition de réponse à son cousin. S½ur Maria qui était devant, faisait chanter les enfants en ch½ur : 'Colchiques dans les prés' Patty et Annie sur les cotés encadraient-elles aussi les enfants. Melle Pony était restée à l'orphelinat avec les plus jeunes qui devaient faire la sieste et ceux qui n'étaient pas en état de supporter la chaleur infernale de ces derniers jours d'Août 1916.




Les eaux du lacs étaient glacées mais rien entama la bonne humeur et la joie des enfants. Certains barbotaient, d'autres nageaient comme des champions, d'autres restaient à l'ombre des arbres en compagnie de S½ur Maria. Candy, Annie, Patty et Archi faisaient des concours avec différentes nages et différentes longueurs. C'est Archibald qui gagna !




C'est presque à regrets que tout le monde fit demi-tour pour rentrer à la maison de Pony. Il faisait moins chaud mais assez pour que les vêtements soient pratiquement secs avant d'arriver à destination ! Les enfants retrouvèrent ceux qui étaient restés et tous commencèrent à jouer dans la cours pendant que nos quatre amis allèrent se changer dans leur tente. Annie récolta les affaires de tout le monde et les mis à finir de sécher sur une corde pendant que Candy attelait la carriole. Patty emporta les repas préparés pour eux par Melle Pony pendant leur absence et Archi s'entretint un moment avec Melle Pony. Une demi-heure plus tard, ils étaient tous les quatre partis en direction de Willows Hill.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 17:06

Modifié le mardi 30 septembre 2008 06:35

Je cale ^^

L'horreur quand on écrit c'est que même si on est sans talent parfois il vous arrive de caler! Aussi j'ai pris le parti d'écrire des chapitres sans aucune connexion entre eux dans la mesure ou je n'ai pas inscrit les chapitre intermédiaiaire vu qu eje n'tais pas inspiré pour cela.

En tout cas j'ai une dizaine de chapitre écrits mais je suis en train de combler mon premier trou. Les chapitre 4 et 5 son en ligne sur mon autre blog cependant devant le manque d'enthousiasme et le fait que je n'ai aps de com je me dis : oh mon Dieu ca doit etre long et mauvais!

Donc d'ici a ce que je reposte il y aura de l'eau sous les ponts! A vous de me dire si vous aimez ou pas ce que j"ecris!

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 17:09